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Règlement (UE) 2024/284725 août 2026

Cyber Resilience Act : ce qui change pour les éditeurs de logiciels

Le Cyber Resilience Act (CRA) est souvent présenté comme une règle pour les objets connectés — caméras, montres, appareils domestiques. C'est vrai, mais incomplet. Les éditeurs de logiciels sont concernés aussi — mais pas tous de la même façon : tout dépend si votre logiciel s'installe quelque part chez l'utilisateur, ou reste uniquement accessible via un navigateur.

Cet article résume l'essentiel, sans jargon juridique.

Le CRA en une phrase

Le règlement (UE) 2024/2847, dit Cyber Resilience Act, impose des exigences de cybersécurité à tout produit comportant des éléments numériques vendu dans l'Union européenne — matériel et logiciel.

Il fixe des règles sur :

Le vrai critère : un composant installé, pas juste un accès web

Le texte s'applique à tout produit dont l'usage prévu implique une connexion — directe ou indirecte — à un réseau ou à un autre appareil. Mais encore faut-il qu'il s'agisse d'un produit au sens du règlement (Art. 3(1)) : un logiciel ou un matériel placé sur le marché, pas un service continu.

C'est là que la distinction SaaS devient cruciale :

La question qui compte n'est donc pas « mon logiciel est-il en ligne ? », mais « installe-t-il quelque chose chez l'utilisateur, au-delà d'un accès web ? »

Les dates à retenir

Deux échéances, pas une seule :

11 sept. 2026

Le signalement des vulnérabilités activement exploitées devient obligatoire — alerte sous 24h, notification sous 72h, rapport final au plus tard 14 jours après la mise à disposition d'une mesure corrective. Cette date arrive avant l'application complète du règlement.

11 déc. 2027

Application complète du règlement. La mise sur le marché d'un produit non conforme devient interdite.

Suis-je concerné ? Les critères en bref

Trois questions suffisent à savoir si vous êtes concerné :

  1. Mon logiciel installe-t-il quelque chose chez l'utilisateur (application, extension, objet connecté) — au-delà d'un simple accès via navigateur ?
  2. Ce composant se connecte-t-il à un réseau ou à un serveur distant ?
  3. Est-il fourni dans le cadre d'une activité professionnelle ? (La notion est large — voir plus haut.)

Si vous répondez oui aux trois, le CRA s'applique à vous — et le backend dont dépend ce composant entre dans le champ avec lui.

Si vous êtes en SaaS pur, sans rien d'installé côté utilisateur, la réponse à la première question est non — le CRA ne s'applique probablement pas à vous. Vérifiez plutôt du côté de NIS2.

Reste ensuite à savoir comment vous mettre en conformité — et là, bonne nouvelle pour la plupart des éditeurs concernés : sauf à correspondre à une catégorie particulière (gestionnaire de mots de passe, pare-feu, VPN…), vous relevez du cas « par défaut ». Ce n'est pas une sortie du champ d'application — c'est simplement la procédure la plus légère : une auto-évaluation, sans passage obligatoire par un organisme tiers. Rassurant, mais ça ne dispense pas de faire le travail : évaluation des risques, documentation technique, déclaration de conformité.

Ce qui est en jeu

Le non-respect des exigences essentielles peut entraîner une amende administrative allant jusqu'à 15 millions d'euros ou 2,5 % du chiffre d'affaires annuel mondial — le montant le plus élevé étant retenu (article 64 du règlement).

Au-delà de la sanction : un produit non conforme ne peut légalement pas être mis sur le marché de l'UE.

Pour aller plus loin

Sources officielles, pour vérifier par vous-même :

Et concrètement, pour vous ?

Savoir que le CRA existe ne dit pas si votre produit est concerné, ni ce qu'il vous reste à faire.

Le diagnostic gratuit CRA Kit répond à ces deux questions en 10 minutes, sur la base de votre situation réelle — pas d'un cas générique.

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Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique.

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